Lisandre Bergeron-Morin

Lisandre Bergeron-Morin
Il y a de ces projets qui murissent à notre insu et que l’on découvre à un détour de notre chemin. Ce fut le cas de ma décision d’entamer un doctorat, qui m’a prise par surprise à la suite d’une rencontre avec Caroline Bouchard à l’automne 2013. Tout d’un coup, plusieurs pièces du casse-tête trouvaient leur place : ma recherche de nouvelles façons d’accomplir mon travail d’orthophoniste dans le Kamouraska; mon sentiment de ne pas avoir suffisamment de temps pour approfondir les nouveaux projets; mon désir, né au cours d’un séjour en Équateur, d’ancrer mon travail dans la perceptive plus large de l’éducation à la petite enfance. De plus, ce doctorat s’arrimait avec le projet fou d’aller vivre deux années en Belgique, pour offrir à mes enfants la culture et la langue de leur papa (j’habite maintenant à Gand, en plein territoire flamand!).

Depuis septembre, j’ai donc la chance de me consacrer à réfléchir, à lire, à écrire sur ce thème passionnant : le développement langagier des enfants dans leur milieu de garde, particulièrement ceux qui vivent dans des contextes de vulnérabilité. J’ai aussi la chance de développer en Belgique des partenariats plus qu’intéressants : je fais entre autre un stage avec l’Université de Gand, dans lequel j’observe les premières expériences scolaires des enfants (à 2 ans et demi!). Ma situation outre-mer enrichit mes réflexions mais rend mes contacts avec l’équipe de recherche beaucoup plus rares et distants : je découvre vos travaux par petits bribes, qui me laissent toutefois entrevoir que les rencontres enrichissantes se poursuivront à mon retour au Québec!

 

 

Mai 2015